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Maladies & TraitementsContenu vérifié médicalement7 min de lecture

Coliques néphrétiques et Ramadan : tout se joue sur ce que vous buvez la nuit

Le risque de calcul tient au volume bu entre le coucher et le lever du soleil, et à sa répartition. Repères simples, signes d'une colique, et urgences à ne pas manquer.

Rédigé par Équipe SantéauMaroc

Rédaction médicale — SantéauMaroc

Vérifié par Dr Hanae El Amrani · Médecin généraliste — nutrition et médecine du sport

Sommaire (7 sections)
Eau versée d'une bouteille dans un verre posé sur une table en bois

C'est l'urgence urologique du mois, et elle se joue sur un seul paramètre : le volume total bu entre le coucher et le lever du soleil. Pas sur la durée du jeûne.

Le mécanisme, en une phrase

Quand le corps reçoit moins d'eau, le rein en économise : les urines deviennent plus concentrées. Les sels qu'elles transportent se rapprochent, cristallisent, et forment ou grossissent un calcul. Quand ce calcul se déplace dans l'uretère, c'est la colique néphrétique.

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Le Ramadan 2027 est un Ramadan d'hiver

Le mois tombe en février, avec des journées courtes et des températures fraîches. C'est une donnée importante : le risque de déshydratation n'a rien de comparable avec les Ramadans d'été des années 2015 à 2018, où le jeûne durait plus de seize heures en pleine chaleur.

Autrement dit, la plupart des adultes en bonne santé traverseront ce mois sans difficulté hydrique. Le risque se concentre sur ceux qui ont déjà fait un calcul — la récidive est la règle, pas l'exception — et sur ceux qui travaillent dehors ou en atmosphère chaude.

Comment savoir qu'on ne boit pas assez

Deux repères, simples et fiables :

  • La couleur des urines. Claires comme de l'eau légèrement teintée : tout va bien. Foncées comme du thé : le compte n'y est pas. Cette lecture se fait le matin au réveil et en fin d'après-midi.
  • La fréquence. Ne plus uriner de toute l'après-midi n'est pas normal, même en jeûnant.
Le rein n'emmagasine pas. Deux litres avalés en deux grands verres au ftour ressortent dans l'heure ; les mêmes deux litres répartis du coucher au lever du soleil hydratent réellement. C'est la répartition qui compte, pas le total affiché.

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Ce qui compte, et ce qui compte moins

L'eau reste la seule boisson qui hydrate sans contrepartie. Le thé et le café ont un effet diurétique léger — ils ne « déshydratent » pas comme on l'entend souvent, mais ils ne remplacent pas l'eau. Le thé à la menthe bu par litres, très sucré, apporte surtout du sucre.

Chez une personne qui fait des calculs, le sel et les excès de protéines animales pèsent aussi, et l'alimentation se discute avec le médecin — pas ici, car la conduite dépend de la composition du calcul.

Reconnaître une colique néphrétique

Elle ne ressemble à aucune autre douleur :

  • Une douleur brutale d'un côté, dans le dos sous les côtes, qui descend vers l'aine ou les organes génitaux.
  • Une agitation caractéristique : on ne trouve aucune position qui soulage, contrairement à un mal de dos.
  • Des nausées ou des vomissements, une envie fréquente d'uriner, parfois du sang dans les urines.

Voir la colique néphrétique.

Avec de la fièvre ou des frissons, c'est une urgence immédiate : un rein bloqué qui s'infecte se complique en quelques heures. De même si vous n'urinez plus du tout. Dans ces deux cas, on se rend aux urgences sans attendre la rupture du jeûne.

Qui doit demander un avis avant le mois

Un antécédent de calcul, un rein unique, une insuffisance rénale connue, ou un traitement diurétique : la consultation se prend quelques semaines avant, pour fixer un objectif de boisson et revoir les traitements. Les situations où le jeûne est déconseillé sont détaillées dans qui ne doit pas jeûner.

La prévention au long cours est détaillée dans comment prévenir les calculs rénaux.

Consulter

Antécédent de calcul ou douleurs lombaires à répétition : prenez rendez-vous avec un urologue avant le début du mois — ou avec un néphrologue si les calculs récidivent et qu'aucun bilan n'a été fait.

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Questions fréquentes

Combien faut-il boire pendant la nuit du Ramadan ?

L'objectif habituel est de retrouver le volume d'une journée normale, réparti du coucher au lever du soleil. Le repère utile n'est pas un nombre de verres mais la couleur des urines : claires, le compte y est. Une personne ayant déjà fait un calcul doit faire fixer cet objectif par son médecin.

Le jeûne provoque-t-il des calculs rénaux ?

Il ne les crée pas à lui seul : il favorise la cristallisation chez quelqu'un qui y est prédisposé et qui boit insuffisamment la nuit. Un adulte sans antécédent, qui répartit ses boissons, court un risque faible — surtout pour un Ramadan d'hiver.

Peut-on jeûner quand on a déjà eu une colique néphrétique ?

Le plus souvent oui, à condition d'un avis médical préalable et d'un objectif de boisson tenu chaque nuit. La récidive est fréquente, et c'est précisément ce qui justifie la consultation avant le mois plutôt qu'après la crise.

Le thé à la menthe compte-t-il dans ce que je bois ?

Il participe aux apports, mais il a un léger effet diurétique et il est souvent très sucré. Il ne remplace pas l'eau, surtout chez une personne sujette aux calculs.

Que faire si la douleur survient en pleine journée de jeûne ?

Une colique néphrétique justifie de rompre le jeûne et de consulter : la prise en charge suppose de boire et de recevoir un traitement de la douleur. Avec de la fièvre, ou si vous n'urinez plus, il s'agit d'une urgence hospitalière.

Sources et références

Ce contenu s'appuie sur des sources médicales de référence, consultées et vérifiées à la date de mise à jour.

  1. Kidney stonesNational Health Service (NHS)

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