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MédicamentsContenu vérifié médicalement5 min de lecture

Prendre ses médicaments quand on jeûne : ce qui s'adapte et ce qui ne s'adapte pas

Quels traitements se déplacent facilement, lesquels se recalculent, ce que valent les formes non orales, et la règle qui envoie le plus de monde aux urgences quand on l'ignore.

Rédigé par Équipe SantéauMaroc

Rédaction médicale — SantéauMaroc

Vérifié par Dr Hanae El Amrani · Médecin généraliste — nutrition et médecine du sport

Sommaire (5 sections)
Main prenant un comprimé dans un pilulier hebdomadaire ouvert

La question revient chaque année, et elle a une réponse simple : la plupart des traitements s'adaptent, aucun ne s'arrête tout seul. Ce qui compte est de réorganiser les prises avant le Ramadan, avec le médecin ou le pharmacien — pas de sauter des doses en espérant que ça passe.

Ce qui s'adapte facilement

Un médicament en une prise par jour se déplace le plus souvent sans difficulté : il passe au repas de rupture ou à celui d'avant l'aube. C'est le cas de beaucoup de traitements du cholestérol, de la thyroïde ou de la tension. Certaines formes à libération prolongée permettent même de passer de deux prises à une seule, mais cette substitution se décide en consultation.

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Ce qui ne se déplace pas sans avis

  • L'insuline et certains antidiabétiques : les doses et les horaires se recalculent, ils ne se décalent pas. Voir diabète et Ramadan.
  • Les anti-épileptiques : l'espacement des prises peut déclencher une crise.
  • Les anticoagulants, dont l'équilibre est étroit.
  • Les antibiotiques en cours : une cure ne s'interrompt pas et ne s'espace pas. Une infection en cours est d'ailleurs une raison de ne pas jeûner.
  • Les traitements du cœur à prises rapprochées.

Les formes qui ne passent pas par la bouche

Collyre, inhalateur, patch, injection, suppositoire : sur le plan médical, ces formes n'apportent pas de nutriments et n'ont pas d'effet alimentaire. Sur le plan religieux, les avis diffèrent selon les formes et les écoles ; nous ne tranchons pas cette question et vous invitons à la poser à un référent religieux. Ce qui est certain, c'est qu'un traitement de fond de l'asthme ne doit pas être arrêté sans avis médical.

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La règle qui vaut pour tout

Ne jamais arrêter, espacer ou diviser un traitement de soi-même pour pouvoir jeûner. C'est le geste qui envoie le plus de monde aux urgences pendant le Ramadan — bien plus que le jeûne lui-même.

Préparer la consultation

  • Apporter toutes les boîtes, pas une liste de mémoire.
  • Signaler l'automédication et les compléments, souvent oubliés.
  • Demander un calendrier écrit des nouvelles heures de prise.
  • Demander ce qui doit faire rompre le jeûne et à partir de quel seuil.

La check-list de préparer sa consultation s'applique telle quelle, et qui ne doit pas jeûner précise les situations à risque.


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Questions fréquentes

Peut-on décaler ses médicaments pendant le Ramadan ?

La plupart des traitements en une prise par jour se déplacent au repas de rupture ou à celui d'avant l'aube. Mais ce décalage se décide avec le médecin ou le pharmacien avant le Ramadan, et certains traitements ne se déplacent pas sans recalcul.

Quels médicaments ne doivent pas être décalés ?

L'insuline et certains antidiabétiques, dont les doses se recalculent, les anti-épileptiques dont l'espacement peut déclencher une crise, les anticoagulants, les antibiotiques en cours de cure, et les traitements cardiaques à prises rapprochées.

L'inhalateur ou le collyre rompent-ils le jeûne ?

Sur le plan médical, ces formes n'apportent pas de nutriments et n'ont pas d'effet alimentaire. Sur le plan religieux, les avis diffèrent selon les formes et les écoles : posez la question à un référent religieux. Ce qui est certain, c'est qu'un traitement de fond de l'asthme ne s'arrête pas sans avis médical.

Peut-on arrêter un traitement le temps du Ramadan ?

Non, jamais de sa propre initiative. Arrêter, espacer ou diviser un traitement pour pouvoir jeûner est le geste qui envoie le plus de monde aux urgences pendant le mois — davantage que le jeûne lui-même.

Comment préparer la consultation d'avant Ramadan ?

En apportant toutes les boîtes plutôt qu'une liste de mémoire, en signalant l'automédication et les compléments, et en repartant avec un calendrier écrit des nouvelles heures de prise ainsi que les seuils qui imposeront de rompre le jeûne.

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