Hypertension et Ramadan : le vrai risque est la déshydratation
Pourquoi la tension devient instable pendant le jeûne, comment déplacer les prises, ce qu'il faut surveiller et les signes qui imposent de rompre.
Rédigé par Équipe SantéauMaroc
Rédaction médicale — SantéauMaroc
Vérifié par Dr Hanae El Amrani · Médecin généraliste — nutrition et médecine du sport
Sommaire (4 sections)

Pour une personne hypertendue, le risque du Ramadan n'est pas la tension qui monte : c'est la déshydratation, et ce qu'elle fait au traitement. Beaucoup de médicaments de la tension éliminent de l'eau et du sel, ce qui devient problématique quand on ne boit pas de la journée.
Ce que le jeûne change vraiment
Quatorze heures sans boire, souvent par temps chaud, réduisent le volume sanguin. Chez un patient sous diurétique, l'effet s'additionne : la tension peut chuter, avec vertiges au lever, fatigue et risque de chute. À l'inverse, le sel des repas de rupture, souvent abondants et tardifs, pousse dans l'autre sens. Le résultat est une tension instable plus qu'une tension haute.
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Réorganiser les prises, pas les supprimer
La plupart des traitements de la tension se prennent une fois par jour et se déplacent au repas de rupture ou à celui d'avant l'aube. Un diurétique est souvent mieux placé après la rupture, pour que son effet ne tombe pas au milieu du jeûne. Ces ajustements se décident en consultation, plusieurs semaines avant — voir médicaments et jeûne.
Boire, et surveiller
- Répartir les boissons sur toute la nuit plutôt que d'en avaler beaucoup d'un coup.
- Surveiller la couleur des urines : foncées, elles signalent un déficit.
- Prendre sa tension régulièrement, toujours dans les mêmes conditions — voir mesurer sa tension.
- Limiter le sel et les plats très salés des repas de rupture : voir alimentation et hypertension.
- Se peser : une perte rapide traduit surtout une perte d'eau.
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Les signes qui imposent de rompre
Vertiges au lever qui se répètent, malaise, sensation de tête vide, palpitations, urines très foncées ou absentes sur la journée, douleur dans la poitrine. Un malaise avec perte de connaissance impose un avis médical, même après récupération.
Et à l'inverse, des maux de tête violents avec troubles de la vue ne s'attendent pas non plus.
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Questions fréquentes
Peut-on jeûner quand on est hypertendu ?
Le plus souvent oui, si la tension est équilibrée et le traitement réorganisé avant le Ramadan. Le vrai risque n'est pas la tension qui monte mais la déshydratation, surtout sous diurétique. La décision se prend en consultation, plusieurs semaines avant.
Faut-il changer ses médicaments de la tension pendant le Ramadan ?
Les déplacer, pas les supprimer. La plupart se prennent une fois par jour et passent au repas de rupture ou à celui d'avant l'aube. Un diurétique est souvent mieux placé après la rupture, pour que son effet ne tombe pas au milieu du jeûne.
Pourquoi la tension devient-elle instable pendant le jeûne ?
Quatorze heures sans boire réduisent le volume sanguin et peuvent faire chuter la tension, surtout sous diurétique. À l'inverse, le sel des repas de rupture pousse dans l'autre sens. Le résultat est une tension instable plutôt qu'une tension haute.
Comment surveiller sa tension pendant le Ramadan ?
En la prenant régulièrement, toujours dans les mêmes conditions, en surveillant la couleur des urines, et en se pesant : une perte de poids rapide traduit surtout une perte d'eau. Répartissez les boissons sur toute la nuit plutôt qu'en une fois.
Quels signes doivent faire rompre le jeûne ?
Des vertiges au lever qui se répètent, un malaise, une sensation de tête vide, des palpitations, des urines très foncées ou absentes sur la journée, une douleur dans la poitrine. Des maux de tête violents avec troubles de la vue imposent aussi un avis rapide.
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