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Combien d'eau boire par jour ?

Il n'existe pas de « 8 verres par jour » universel : les besoins dépendent du poids, de l'activité et surtout de la chaleur — un paramètre qui compte particulièrement au Maroc en été. Cet outil estime l'apport hydrique total de la journée, dont environ un quart provient déjà des aliments.

Revu par notre rédaction médicaleCalcul dans votre navigateurMis à jour le 2 août 2026
Vos données

En kilogrammes.

Durée d'effort qui fait transpirer, en minutes. 0 si repos.

Température ressentie et exposition à la chaleur.

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Table de référence

  • Conditions tempéréesAjustement appliqué : besoin de base

    En conditions tempérées, répartissez les apports sur la journée plutôt que par grandes quantités : la sensation de soif est un signal tardif, surtout après 60 ans. Une urine claire en début d'après-midi est un bon indicateur d'hydratation suffisante.

  • Forte chaleurAjustement appliqué : besoin de base + 10 %

    Par forte chaleur, les pertes par transpiration augmentent nettement, même sans activité. Buvez avant d'avoir soif, évitez l'effort aux heures les plus chaudes, et préférez l'eau aux boissons très sucrées, qui hydratent moins bien.

  • Chaleur extrêmeAjustement appliqué : besoin de base + 20 %

    Au-delà de 35 °C ou en travaillant au soleil, le risque de coup de chaleur devient réel. Buvez régulièrement, cherchez l'ombre et la fraîcheur, et surveillez les personnes âgées, les enfants et les travailleurs en extérieur. Maux de tête, crampes, nausées ou confusion imposent d'arrêter, de se mettre au frais et de demander de l'aide.

L'apport hydrique total inclut l'eau des boissons et celle des aliments. Les majorations tiennent compte des pertes par transpiration liées à la chaleur et à l'effort.

Comment ce résultat est calculé

  1. Le besoin de base retient environ 33 ml d'eau par kilogramme et par jour, apport total inclus.
  2. Ce besoin est majoré de 10 % par forte chaleur et de 20 % au-delà de 35 °C ou en cas d'exposition directe au soleil.
  3. L'effort ajoute environ 0,35 litre par demi-heure d'activité qui fait transpirer.
  4. Environ un quart de l'apport total provient des aliments : seule la part restante est à boire.

Ce que cet outil ne fait pas

  • Il ne s'applique pas en cas de restriction hydrique prescrite : insuffisance cardiaque, insuffisance rénale, dialyse ou certains traitements imposent la consigne du médecin.
  • Il n'est pas conçu pour le nourrisson ni le jeune enfant, dont les besoins relèvent du pédiatre.
  • Il ne tient pas compte d'une fièvre, de diarrhées, de vomissements ni de brûlures, situations où les pertes explosent et où un avis médical s'impose.
  • Les besoins de la femme enceinte ou allaitante sont plus élevés et se discutent avec la sage-femme ou le médecin.

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Questions fréquentes

Faut-il vraiment boire 1,5 litre par jour ?

Le chiffre de 1,5 litre est une moyenne commode, pas une règle. Les besoins varient avec le poids, l'activité, la chaleur et l'alimentation. Une personne de 55 kg au repos en hiver et une personne de 90 kg travaillant dehors en juillet n'ont pas les mêmes besoins — l'écart peut dépasser le double.

Le thé et le café comptent-ils ?

Oui, ils participent à l'apport hydrique, y compris le thé à la menthe. Leur effet diurétique léger ne les rend pas déshydratants aux quantités habituelles. En revanche, les boissons très sucrées apportent surtout du sucre et ne constituent pas une bonne source d'hydratation au quotidien.

Comment savoir si je bois assez ?

La couleur des urines est le repère le plus simple : claires et abondantes, l'apport est suffisant ; foncées et rares, il ne l'est pas. Soif intense, bouche sèche, maux de tête et vertiges au lever sont des signes plus tardifs. Chez la personne âgée, la soif s'émousse : mieux vaut boire à intervalles réguliers.

Comment s'hydrater pendant le Ramadan ?

Répartissez les apports entre la rupture du jeûne et l'aube, par petites quantités régulières plutôt qu'en une fois, et privilégiez l'eau, les soupes, les fruits et les légumes riches en eau. Limitez les boissons très sucrées et l'effort physique aux heures chaudes. En cas de maladie chronique, de grossesse ou de traitement, l'adaptation se discute avec un médecin avant le mois de jeûne.

Boire beaucoup d'eau protège-t-il des calculs rénaux ?

Un apport hydrique suffisant est la mesure de prévention la mieux établie contre la récidive des calculs urinaires : il dilue les urines et limite la cristallisation. L'objectif est habituellement d'obtenir des urines claires tout au long de la journée. Après un premier calcul, la conduite se précise avec un urologue ou un néphrologue.

Peut-on boire trop d'eau ?

Oui, c'est rare mais réel : boire des quantités très importantes en peu de temps peut diluer le sodium sanguin et provoquer une hyponatrémie, avec maux de tête, nausées et confusion. Le risque concerne surtout les efforts très longs et certaines situations médicales. Répartir les apports sur la journée l'évite.

Sources et références

Ce contenu s'appuie sur des sources médicales de référence, consultées et vérifiées à la date de mise à jour.

  1. Scientific Opinion on Dietary Reference Values for waterAutorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), 2010
  2. Chaleur et santé — repères de préventionOrganisation mondiale de la Santé
  3. Prévention de la récidive des calculs urinaires — apports hydriquesRéférentiel d'urologie

Autres outils santé

Ces outils fournissent des repères à titre informatif. Ils ne posent aucun diagnostic et ne remplacent pas une consultation : en cas de doute, de symptôme ou de résultat inhabituel, parlez-en à un professionnel de santé.